Les carburants aériens durables (SAF) occupent une place de plus en plus importante dans les programmes de voyages d’affaires. Alors que la pression s’intensifie pour réduire les émissions liées aux voyages d’affaires et démontrer des progrès tangibles, les équipes chargées des voyages sont invitées à contribuer à l’élaboration d’une réponse concrète. En effet, l’aviation reste l’un des volets les plus difficiles à décarboner dans un programme de voyages, et le SAF est l’un des rares leviers disponibles aujourd’hui au sein même du secteur.
Ce qui fait que le moment est venu d’agir, c’est que les conditions sont réunies. La dynamique du marché s’accélère, les attentes internes augmentent et les organisations ont une vision plus claire de la gouvernance, des données probantes et du langage nécessaires pour aborder le SAF de manière responsable. Pour les équipes chargées des voyages, la priorité n’est pas tant d’agir rapidement que de construire des bases solides et crédibles.
Pourquoi les carburants durables pour l’aviation (SAF) occupent une place de plus en plus importante dans les priorités des voyages d’affaires
Le SAF suscite de plus en plus d’intérêt car le paysage global des voyages d’affaires est en pleine mutation. Selon la GBTA, 20 % des programmes de voyage interrogés dans le cadre de son étude sur les acheteurs de SAF achetaient des certificats SAF en 2025, soit une hausse de 30 % par rapport à l’année précédente. Il s’agit encore d’une adoption précoce, mais cela témoigne d’un intérêt croissant des entreprises pour le soutien au SAF via des mécanismes de « book-and-claim », même si les coûts, les incertitudes comptables et le niveau de préparation interne continuent de freiner une adoption à plus grande échelle.
Cette urgence est renforcée par le secteur aérien lui-même. L’IATA estime que le carburant durable pour l’aviation (SAF) doit contribuer à hauteur d’environ 65 % à la réduction des émissions dont l’aviation a besoin pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, tout en avertissant que l’offre doit augmenter considérablement pour répondre à la demande.
En d’autres termes, les carburants durables pour l’aviation (SAF) sont désormais largement reconnus comme un levier essentiel de décarbonisation, même si des contraintes de disponibilité et d’accessibilité financière persistent.
Pourquoi c’est le bon moment pour entamer le débat
Les arguments en faveur d’une action immédiate reposent sur l’état de préparation, mais aussi sur l’incertitude. Les parties prenantes internes accordent une attention accrue aux émissions liées aux voyages d’affaires, tandis que les attentes en matière de reporting continuent d’évoluer. Parallèlement, les développements futurs au sein de la SBTi et les travaux émergents de l’UE sur le système « book-and-claim » pourraient influencer de manière significative la manière dont les carburants durables (SAF) seront pris en compte dans le cadre des objectifs pour 2030, en particulier pour les entreprises qui dépendent des voyages d’affaires.
Les décisions d’entreprise s’inscrivent également dans un contexte de signaux politiques changeants sur certains marchés. Bien que le marché reste dynamique, certains acheteurs considèrent que les prix actuels des certificats SAF sont suffisamment stables pour rendre l’évaluation et la planification précoce plus pratiques. C’est donc le moment idéal pour renforcer la compréhension du sujet, plutôt que d’attendre que toutes les normes soient définitivement établies. BCD positionne les SAF comme un levier concret s’inscrivant dans une approche de développement durable plus large et encadrée, soutenue par la transparence au niveau des certificats, des registres et des retraits.
Il existe également une raison pratique de ne pas attendre. Les organisations qui commencent dès maintenant à s’intéresser aux SAF ont le temps d’aligner leurs équipes internes, de favoriser la compréhension et de définir à quoi ressemble une participation crédible avant que les attentes ne deviennent plus difficiles à gérer.
La mise en œuvre des SAF ne se résume pas à un simple choix de carburant
La mise en œuvre des carburants durables (SAF) est rarement une simple décision relative au carburant. Dans de nombreux programmes de voyages d’affaires, la première étape ne consiste pas à acheter physiquement du carburant, mais à acquérir des certificats SAF via le système « book-and-claim » afin de soutenir la croissance du marché et de réduire les émissions liées aux déplacements. Cela soulève immédiatement des questions qui vont au-delà de l’approvisionnement : comment fonctionne le mécanisme, ce qui peut être comptabilisé, qui détient le budget, comment les demandes de crédit sont formulées, et comment les services chargés des voyages, du développement durable, des achats, des finances et de la communication s’alignent autour de ce dispositif.
Ce contexte plus large a son importance. Les décisions des entreprises concernant les carburants durables (SAF) s’inscrivent désormais dans un contexte de surveillance accrue, de signaux politiques changeants sur certains marchés et de questions non résolues quant à la manière dont le système « book-and-claim » doit être pris en compte dans les cadres de fixation d’objectifs et de reporting. C’est précisément pour cette raison que le moment est venu de s’engager : les organisations qui développent dès maintenant une compréhension interne de la question seront mieux placées pour agir de manière crédible à mesure que les normes évoluent.
Ce sur quoi les équipes chargées des voyages devraient se concentrer en priorité
Un bon point de départ consiste à clarifier les choses en interne. Avant d’introduire les carburants durables (SAF) dans un programme de voyages, les organisations ont généralement tout intérêt à définir quelques principes fondamentaux :
- Pourquoi l’entreprise souhaite-t-elle s’engager dès maintenant en faveur du carburant durable (SAF) ?
- Quel rôle le SAF doit-il jouer dans le cadre de la stratégie globale en matière de voyages et de développement durable ?
- Quelles parties prenantes doivent être mises d’accord avant d’aller de l’avant
- Quel niveau de preuves, de documentation et d’assurance serait attendu
- Comment les activités liées au SAF pourraient s’articuler avec les considérations en matière de reporting et la gouvernance interne
- Quelle formulation est précise, proportionnée et défendable à chaque étape
Cette approche mesurée reflète les principes énoncés dans le kit de démarrage SAF de BCD, qui met l’accent sur la concertation interne, les vérifications de crédibilité et le choix d’une formulation prudente avant toute affirmation. Concrètement, cela signifie considérer le SAF comme faisant partie intégrante d’un programme mûrement réfléchi.
Pourquoi la crédibilité est-elle aussi importante que la participation ?
À mesure que le SAF gagne en visibilité, le risque n’est pas seulement d’avancer trop lentement, mais aussi de communiquer trop rapidement. Tant pour les équipes de voyage que pour les parties prenantes, une communication crédible sur le SAF doit indiquer clairement ce qui a été réalisé et éviter de surestimer son impact.
Cette rigueur est d’autant plus importante sur un marché où l’offre et les coûts restent des défis majeurs. ResourceWise identifie la disponibilité des matières premières comme une contrainte structurelle au développement des carburants alternatifs durables (SAF) en 2026, ce qui renforce l’argument en faveur d’un engagement réfléchi et bien encadré plutôt que d’un positionnement précipité.
Les SAF fonctionnent mieux lorsqu’ils s’inscrivent dans une stratégie plus large
Pour la plupart des organisations, l’approche la plus crédible consiste à inscrire les carburants alternatifs durables (SAF) dans une stratégie plus large de développement durable des déplacements. Une démarche qui met l’accent sur une progression allant de la mesure des émissions à l’éclaircement des décisions, en passant par l’influence sur les comportements, puis en contribuant à la décarbonisation du secteur grâce à des mécanismes tels que les carburants alternatifs durables (SAF), permet de maintenir des attentes réalistes et montre comment les carburants alternatifs durables (SAF) viennent compléter une action plus large.
L’opportunité qui se présente aujourd’hui est de se préparer
Pour les équipes chargées des déplacements, c’est le moment idéal pour mettre en œuvre les carburants durables pour l’aviation (SAF), non pas parce que le marché est pleinement mature, mais parce que les conditions nécessaires à une réflexion sérieuse sont réunies. Les carburants alternatifs durables (SAF) occupent une place de plus en plus centrale dans la décarbonisation de l’aviation, la demande des entreprises augmente et les attentes en matière d’actions climatiques crédibles se font de plus en plus pressantes. Les organisations les mieux placées pour aller de l’avant seront celles qui profiteront de ce moment pour aligner les parties prenantes, renforcer la gouvernance et définir une approche qu’elles pourront soutenir sur le long terme.
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