Une étude de BCD Travel révèle des niveaux alarmants de pollution de l’air dans la moitié des 100 villes les plus visitées pour les voyages d’affaires

Les entreprises devraient inclure des évaluations de la qualité de l’air à leurs programmes de gestion de risques liés aux voyages pour mieux assurer la sécurité des voyageurs et améliorer la conformité de leur duty of care.

UTRECHT, Pays-Bas, le 4 avril 2019 – Une étude récente menée par BCD Travel, l’un des leaders mondiaux du voyage d’affaires,  révèle que la moitié des destinations de voyages d’affaires les plus visitées dans le monde présentent des niveaux dangereux de pollution de l’air. Parmi les grandes régions du monde, seules l’Amérique du Nord et le Pacifique Sud-Ouest peuvent être considérées comme relativement sûres. Les villes de toutes les autres régions ont un niveau de pollution atmosphérique qui varie de modéré (en Europe) à dangereux (en Asie) ou extrêmement dangereux (au Moyen-Orient). BCD Travel a lancé le rapport Inform pour prévenir les travel managers des risques liés à la pollution de l’air pour leurs voyageurs d’affaires et leur conseiller d’intégrer cette question dans leurs programmes de gestion des risques liés aux voyages. 

Le rapport sur la qualité de l’air de BCD Travel compile les données de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et les siennes, cartographiant les 100 destinations de voyages d’affaires les plus prisées du monde. Les résultats de l’étude sont préoccupants. Avec seulement 10% de la population mondiale respirant de l’air “pur”, la probabilité qu’un voyageur d’affaires soit exposé à la pollution atmosphérique est très élevée.

Parmi les 10 destinations les plus visitées au monde, principalement situées en Amérique du Nord et en Europe, seules trois villes bénéficient d’une bonne qualité de l’air : San Francisco, New York et Philadelphie ; six villes ont une pollution de l’air modérée, dont Berlin qui arrive en tête. À Shanghai, la seule ville d’Asie dans le top 10, le dangereux niveau de pollution de l’air est susceptible d’entraîner d’importants problèmes sanitaires.

L’exposition à court terme à des niveaux élevés de pollution de l’air a non seulement des effets négatifs sur la santé, mais ont également des conséquences économiques. Les problèmes de santé liés à la pollution de l’air coûtent 62 Mds € par an à l’Union européenne.  À l’échelle mondiale, les coûts s’élèvent à près de 6000 Mds $ par an.

Les entreprises ont une obligation de duty of care envers leurs voyageurs. Compte tenu de la volonté croissante des travel managers d’améliorer le bien-être des voyageurs et de la nécessité pour eux d’assumer leurs responsabilités légales, BCD Travel les encourage à intégrer des directives relatives à la qualité de l’air dans leurs programmes de gestion des risques liés aux voyages. Le bien-être et la santé des voyageurs n’en seront que meilleurs. Le rapport sur la qualité de l’air de BCD Travel soutient les travel managers dans leur lutte contre les risques liés à la pollution de l’air en leur offrant :

  • Un aperçu de la qualité de l’air dans les 100 premières destinations de voyages d’affaires dans le monde[1], afin de leur permettre de déterminer facilement si leurs voyageurs courent un risque ;
  • Une vue d’ensemble approfondie de la qualité de l’air par région : Asie, Afrique, Europe, Moyen-Orient, Amérique latine, Amérique du Nord, Pacifique Sud-Ouest ;
  • Des conseils et astuces pour permettre aux travel managers et aux voyageurs d’affaires d’atténuer les risques liés à la pollution de l’air.

« Nous avons particulièrement à cœur de soutenir nos clients dans l’accomplissement du duty of care qu’ils ont envers leurs voyageurs, » déclare Martin Weisskirchen, vice-président de l’équipe Technology Project & Global Crisis Management de BCD Travel.  « Un bon programme de sécurité des voyageurs ne consiste pas seulement à pouvoir faire face à des situations de crise comme une attaque terroriste, un ouragan ou un tremblement de terre, il doit aussi couvrir des risques du quotidien, tels que les accidents de voiture ou l’exposition à la pollution de l’air. »

Il ajoute : « Les employeurs qui prennent des mesures pour atténuer les risques liés à la pollution de l’air témoignent aux collaborateurs de l’importance qu’ils accordent à leur bien-être. Nous avons créé ce rapport pour permettre aux travel managers de s’informer facilement sur la pollution de l’air, savoir si leurs voyageurs sont en situation de risque et prévoir les mesures à prendre à cet égard. »

Principaux enseignements de ce rapport :

  • Bon nombre des plus grandes villes du monde dépassent les niveaux de sécurité de l’OMS en matière de pollution de l’air, dans certains cas c’est cinq fois plus. Ces destinations sont souvent des capitales économiques, fréquemment visitées par les voyageurs d’affaires.
  • Selon le Ministère de l’Environnement, de l’Alimentation et des Affaires Rurales britanniques (Department for Environment Food and Rural Affairs), l’exposition à court terme à des niveaux élevés de pollution de l’air peut entraîner des symptômes immédiats, tels que des irritations des yeux, du nez et de la gorge, des toux, des oppressions respiratoires et des phénomènes d’essoufflement. L’OMS indique que l’exposition à long terme peut être à l’origine de problèmes de santé majeurs tels que la diminution de la fonction pulmonaire, l’asthme aggravé, la bronchite chronique ou même des crises cardiaques.
  • Les conditions météorologiques ont une incidence évidente sur les niveaux de pollution et permettent de faire des recommandations sur les périodes les plus propices pour se rendre vers une destination en particulier. Par exemple, les niveaux de pollution de l’air sont dangereux en hiver dans certaines grandes villes asiatiques et les déplacements vers ces destinations doivent être limités autant que possible à cette période de l’année.
  • Lors d’un déplacement vers une destination dangereuse, les voyageurs doivent :
    1. Envisager d’écourter leur voyage ou d’utiliser l’alternative des réunions virtuelles ;
    2. Surveiller régulièrement l’indice de qualité de l’air (IQA) local pour évaluer la situation en temps reel ;
    3. Limiter leurs activités en plein air et, au besoin, porter un masque correctement ajusté.
  • Pour protéger leurs voyageurs, les travel managers peuvent :
    1. Leur communiquer des informations et leur fournir des équipements de protection contre la pollution de l’air ;
    2. S’assurer que les voyageurs connaissent bien la politique de l’entreprise relative à la santé et aux urgences ;
    3. Leur envoyer des notifications et des conseils avant, pendant et après le voyage ;
    4. Recueillir des données sur la durée d’exposition des voyageurs d’affaires à tel degré de pollution de l’air et formuler des recommandations pour limiter l’exposition à un air de mauvaise qualité.

Consultez le rapport complet pour obtenir des informations détaillées sur les principales destinations de voyages d’affaires et des conseils supplémentaires sur la façon de protéger les voyageurs contre la pollution de l’air.

[1] Sur la base des données mondiales de réservation de vols de BCD Travel en 2018

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